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Démonstration technique produite par Carte 42 à l'appui de son offre — consultation 2026PA02. Ce site n'est pas un site du Syndicat mixte du Parc naturel régional des Volcans d'Auvergne ni du programme Life Dorsancy.

Life Dorsancy — démonstration technique

Du diagnostic aux décisions

La phase 3 demande une stratégie d'adaptation en fiches techniques, un volet coût/bénéfices, et un outil de suivi-évaluation reproductible à d'autres territoires.

Le tableau de bord

Le CCTP demande deux fois un tableau de bord : en tranche ferme pour le plan d'adaptation, en tranche optionnelle pour le plan de gestion. Il doit articuler objectifs à long terme, objectifs opérationnels et indicateurs, et rester reproductible ailleurs.

Objectifs à long terme
4quatre axes de suivi
Objectifs opérationnels
6
Indicateurs
15chacun avec sa source
Déjà renseignés
10sur les données moissonnées

Le défaut ordinaire de ces outils est qu'ils sont livrés en fin d'étude et ne sont jamais renseignés ensuite : personne ne sait où trouver la donnée, ni à quelle fréquence, ni qui s'en charge. Chaque indicateur porte donc ici sa source nommée, sa fréquence et son détenteur. Un indicateur dont personne ne sait où trouver la donnée n'est pas un indicateur.

5 indicateurs sur 15 n'ont pas de valeur de référence, et c'est écrit en toutes lettres : la donnée n'existe pas encore et sera produite par la mission — relevé de terrain des secteurs d'érosion, station hydrométrique de suivi à arrêter avec le Parc et EPIDOR. Un tableau de bord dont on ne sait pas ce qui manque est pire qu'un tableau de bord incomplet.

Connaître et suivre la trajectoire climatique du territoire

Suivre le réchauffement effectivement mesuré
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Température moyenne annuelle8,3 °CMétéo-France, données climatologiques de base, poste du Mont-Dore BourgAnnuellePrestataire, puis chargé de mission climat du Parc
Nombre de jours de gel96 joursIdem, seuil TN < 0 °CAnnuelleIdem
Nombre de jours à plus de 25 °C26 joursIdem, seuil TX > 25 °CAnnuelleIdem
Suivre l'enneigement exploitable, en épaisseur et non en occurrence
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Jours sous 30 cm de manteau ou plus, à 1 050 m12 joursMétéo-France, hauteur maximale du manteau, poste du Mont-Dore BourgPar saison, novembre à avrilPrestataire, puis SAEM du Mont-Dore
Jours sous 30 cm de manteau ou plus, à 1 385 m67 joursIdem, poste de ChastreixPar saisonIdem
Écart d'enneigement entre bas et haut du domaine55 joursDifférence des deux indicateurs précédentsPar saisonIdem

Sécuriser la ressource en eau à la saison où elle est disputée

Suivre l'étiage estival
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Évolution projetée du débit d'étiage VCN10 à +2 °C-14 %Explore2 TRACC agrégé à la commune, réseau RAREÀ chaque publication du jeu, environ triennalePrestataire, puis EPIDOR
Évolution projetée de la durée des étiages à +2 °C+7 %IdemIdemIdem
Débit d'étiage observé sur la Dordogne amontà instrumenterHub'Eau hydrométrie — station à arrêter au démarrage avec le Parc et EPIDORAnnuelleEPIDOR

Réduire l'exposition du territoire aux événements extrêmes

Suivre les événements subis
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Événements CatNat localisés par décennie2,0 événementsGéorisques, base GASPAR, hors tempêtes nationales de 1982 et 1999AnnuelleParc, service risques
Part des événements survenant entre mai et septembre7 sur 12 événements localisésIdemAnnuelleIdem
Traiter les secteurs d'érosion du domaine skiable
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Surface de secteurs d'érosion relevés au terrainà instrumenterRelevé de terrain de la phase 1, tranche optionnelle, avec le responsable de la stationAnnuelle après le relevé initialSAEM du Mont-Dore
Part des secteurs relevés ayant fait l'objet d'une action de restaurationà instrumenterSuivi de chantier, à tenir par la stationAnnuelleIdem

Faire vivre la démarche au-delà de la durée du marché

Maintenir le tableau de bord effectivement renseigné
IndicateurRéférenceSourceFréquenceDétenteur
Part des indicateurs renseignés dans l'annéeà instrumenterLe tableau de bord lui-mêmeAnnuelleParc, coordination Life
Nombre de territoires ayant repris la trameà instrumenterSuivi de la dissémination, axe 6 du LifeAnnuelleEPIDOR

Télécharger le tableau de bord (.xlsx, 7 ko)

Classeur Excel, format demandé au CCTP §5.2 pour les tables livrées. Produit par la chaîne, régénéré à chaque construction.

Fiches d'adaptation

Chaque scénario fait l'objet d'une fiche : usage concerné, constat rattaché à la donnée qui le fonde, action, temporalité, acteurs, coûts et bénéfices. Le CCTP précise que les solutions apportant des plus-values économiques seront privilégiées : le volet coût/bénéfices n'est pas un appendice mais un critère de tri.

Sur les montants. Aucun chiffre en euros n'est avancé ici. Au stade de l'offre, personne n'a rencontré la station, la commune ni les exploitants, et un coût au mètre linéaire repris d'un rapport d'un autre massif n'aurait de la précision que l'apparence. Ce qui est écrit, c'est la décomposition des postes, ce qui les détermine, avec qui ils s'établissent, et les bénéfices qui se quantifient déjà sur les données du territoire. Un chiffrage faux se repère à l'usage ; une méthode de chiffrage se vérifie tout de suite.

Fiche 1 — Redéployer l'activité neige vers l'altitude, et le reste vers les quatre saisons

Usage concerné : Domaine skiable du Mont-Dore

Constat

  • Au bourg du Mont-Dore, à 1 050 m, le nombre de jours sous un manteau d'au moins 30 cm passe de 23 par an dans les années 1970 à 9 dans les années 2010, alors que le nombre de jours de sol enneigé, lui, ne bouge pas. La neige tombe encore ; elle ne tient plus en épaisseur.
  • L'écart d'enneigement exploitable entre le bas du domaine (1 050 m) et le haut (1 385 m) atteint 55 jours par saison. Le domaine ne se dégrade pas uniformément : il se scinde.

Action proposée

  • Concentrer l'investissement neige sur la partie haute du domaine, où l'enneigement reste installé, et cesser d'y consacrer des moyens en partie basse.
  • Redéployer la partie basse sur des usages non dépendants de la neige, dont le calendrier suit les temporalités biologiques des espèces plutôt que le calendrier scolaire.
  • Établir le calendrier annuel d'activités croisant conditions climatiques et sensibilité des milieux, livrable explicite de la phase 2 de la tranche optionnelle.

Temporalité

+2 °C, soit l'horizon 2050 en trajectoire de référence

Acteurs

SAEM du Mont-Dore, Commune du Mont-Dore, Communauté de communes du Massif du Sancy, Parc des Volcans, EPIDOR

Coûts

Ce qui coûte
Requalification des installations de la partie basse, aménagement des usages de substitution, accompagnement des personnels saisonniers.
Ce qui détermine le montant
Le linéaire de remontées concerné et la date de fin de vie de chaque installation : une requalification qui coïncide avec un renouvellement prévu coûte l'écart, pas le total.
Ce qui est économisé
Production de neige de culture et damage sur les secteurs abandonnés, postes dont le coût unitaire croît à mesure que les conditions se dégradent.
À établir avec
La SAEM, sur le plan pluriannuel d'investissement et les coûts d'exploitation réels par secteur.

Bénéfices attendus

  • Les 55 jours d'écart mesurés donnent la marge d'exploitation restante en altitude, et donc la fenêtre pendant laquelle la transition peut se faire sans rupture de recette.
  • Une saison touristique décorrélée de l'enneigement réduit l'exposition du chiffre d'affaires à la variabilité interannuelle, qui est déjà le premier facteur de risque.
  • Les secteurs libérés relèvent de la restauration écologique, éligible aux financements du Life et de l'agence de l'eau.
Fiche 2 — Retenir l'eau en tête de bassin plutôt que la chercher en aval

Usage concerné : Ressource en eau, tourbières et zones humides d'altitude

Constat

  • À +2 °C, le débit d'étiage estival de la haute vallée évolue de -14 % et la durée des étiages de +7 %, quand le débit moyen annuel reste quasiment stable.
  • La ressource ne se raréfie donc pas en volume : elle disparaît à la saison où elle est simultanément demandée par le milieu, l'agriculture d'estive et la fréquentation touristique.

Action proposée

  • Restaurer la fonction de rétention des tourbières et zones humides d'altitude, qui relâchent en été ce qu'elles ont stocké au printemps.
  • Cartographier les prélèvements estivaux et leur concomitance avec le minimum d'étiage, ce qu'aucun document actuel ne fait.
  • Instrumenter une station hydrométrique de référence sur la Dordogne amont, pour que l'indicateur d'étiage du tableau de bord cesse d'être une projection et devienne une mesure.

Temporalité

Restauration engageable dès la première année ; effet mesurable sur cinq à dix ans

Acteurs

EPIDOR, Parc des Volcans, Agence de l'eau Adour-Garonne, Exploitants agricoles, Communes

Coûts

Ce qui coûte
Travaux de restauration hydromorphologique, acquisition ou conventionnement foncier, instrumentation et son entretien.
Ce qui détermine le montant
La surface effectivement restaurable et son état de départ : une tourbière drainée récemment se répare, une tourbière minéralisée ne se reconstitue pas.
Ce qui est économisé
Les mesures de crise en période d'étiage — restrictions, transport d'eau, arrêts d'activité — dont le coût est supporté chaque été concerné et non une fois.
À établir avec
L'agence de l'eau Adour-Garonne, qui dispose des coûts de référence de la restauration de zones humides sur le bassin, et EPIDOR pour le foncier.

Bénéfices attendus

  • Le soutien d'étiage est le seul levier qui agisse au moment où la contrainte s'exerce ; augmenter la ressource annuelle n'y changerait rien.
  • La restauration de tourbières relève des solutions fondées sur la nature, deuxième objectif affiché du programme Life, et cumule bénéfice hydrologique, bénéfice biodiversité et stockage de carbone.
  • L'instrumentation transforme un indicateur projeté en indicateur observé, ce qui rend le plan évaluable.
Fiche 3 — Traiter le ruissellement estival là où il se forme

Usage concerné : Risques naturels, versants et pistes

Constat

  • Sur les 10 événements de catastrophe naturelle localisés qu'a connus le périmètre depuis 1982, hors les deux tempêtes nationales de 1982 et 1999, 7 surviennent entre mai et septembre. Presque tous sont des inondations et coulées de boue.
  • Ce n'est pas la signature de crues hivernales de plaine, mais celle d'orages convectifs d'été sur des versants pentus : le volume ruisselé se forme sur quelques hectares et quelques dizaines de minutes.

Action proposée

  • Traiter le ruissellement à la parcelle et sur les versants, en amont des points d'accumulation : couvert permanent, haies et fascines sur les axes d'écoulement, ralentissement dynamique.
  • Reprendre le drainage des pistes du domaine skiable, qui concentre l'écoulement sur des tracés dénudés et l'accélère.
  • Relever au terrain les secteurs d'érosion avec le responsable de la station, et les cartographier — la donnée n'existe pas.

Temporalité

Relevé en première année ; travaux échelonnés sur la durée du plan

Acteurs

SAEM du Mont-Dore, Communes, Exploitants agricoles, EPIDOR, Parc des Volcans

Coûts

Ce qui coûte
Relevé de terrain, plantations et ouvrages de ralentissement, reprise des drainages de pistes, entretien pluriannuel.
Ce qui détermine le montant
Le linéaire d'axes d'écoulement à traiter, connu seulement après le relevé : c'est pourquoi le relevé précède le chiffrage et non l'inverse.
Ce qui est économisé
Les remises en état après coulée, documentées par les arrêtés CatNat, et les pertes d'exploitation associées.
À établir avec
Les communes concernées, sur le coût réel des remises en état des épisodes de 2012, 2018 et 2021, qui donne la base de comparaison.

Bénéfices attendus

  • Le traitement amont est d'un ordre de grandeur moins coûteux que la protection aval, et il agit sur la formation du volume plutôt que sur son passage.
  • Les ouvrages de ralentissement dynamique servent aussi la rétention d'étiage : la même action alimente deux objectifs du tableau de bord.
  • Le relevé produit la donnée qui manque au tableau de bord et conditionne deux de ses indicateurs.

Le volet pédagogique

Le CCTP le dit sans détour : « le volet pédagogique de cette étude est indissociable du volet technique ». Le fonctionnement hydraulique de la Dordogne et de ses affluents, le rôle de la végétation, des espaces libres et des berges sont des éléments-socles à réexpliquer avant de proposer quoi que ce soit.

C'est la raison d'être de ce démonstrateur : les mêmes données servent le document technique et le support de discussion, sans production séparée.